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NOUVELLE • COUP DE FOUDRE
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• COUP DE FOUDRE
• ( début )
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Coup de foudre ?
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Dans sa ville, Katerine, s’est inscrite, comme bénévole, aux BRUNCHS GAIS du dimanche. Aux deux semaines, elle s’occupe de l’accueil. Sa solitude lui pèse beaucoup moins depuis qu’elle participe à cette activité. Elle y rencontre des hommes et de femmes très intéressants. Ce groupe organise aussi des soirées dansantes.
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À la fin mars, un autre dimanche débute comme d’habitude. Presque tous les mêmes gens se présentent ce midi là. Pendant que Katerine discute avec des amies, elle lève les yeux et c’est le coup de foudre. Trois personnes se présentent à la porte d’entrée (deux femmes et un homme). Ce trio est un peu mal à l’aise, car ils se sentent un peu gênés dans des réunions de ce genre, surtout parce que cela se déroule dans un hôtel « STRAIT». Katerine se précipite, débite son bla bla habituel de bienvenue et leur offre une table. Elle leur demande si c’est la première fois qu’elles viennent au brunch? « Non », répond la plus jeune des deux femmes, « Nous sommes de l’extérieur de la ville et c’est la deuxième fois.» L’homme et la femme qui l’accompagnent semblent plus âgées qu’elle. Katerine leur promet de revenir leur parler à la fin du repas. Jamais, ce brunch n’a semblé aussi long pour notre amie.
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Comme convenu, Katerine va s’asseoir avec elles. L’homme étant parti discuter à une tablée d’hommes. Son cœur, bât la chamade et craint que cela ne paraisse, par une voie tremblante. La jeune femme fait les présentations: « Mon amie, Denise, notre copain, là bas, c’est Jules et moi c’est Mimi. » Elles parlent de leur coin de pays. Pourtant, une question brûle les lèvres de Katerine. Elle ose enfin leur demander : « Formez-vous un couple? » Les deux femmes se regardent et éclatent de rire. Katerine reste quelque peu surprise de cette réaction. Mimi lui répond : « Non » et fait un clin d’œil à Katerine. Pendant que Denise s’absente quelques instants, Mimi en profite pour expliquer leur réaction. Elle dit : « Denise serait bien intéressée à sortir avec moi, mais, je ne veux rien savoir… » Soulagée, Katerine respire mieux. Plus tard, elle leur rappelle que samedi prochain, il y a une soirée dansante. Elle leur donne les coordonnées et fait savoir à Mimi, que sa présence serait très appréciée. À la fin de la conversation, Mimi glisse discrètement dans la main de Katerine, un bout de papier, plié et dit tout bas : « C’est mon numéro de téléphone.» Katerine, le dépose dans sa poche sans regarder, Mimi préfère que cela reste un secret. Dès son arrivé chez elle, Katerine se dépêche de regarder ce petit bout de papier. On peut y lire : Appelle-moi, si tu passes dans mon coin, nous irons boire un pot… et son numéro de téléphone. Toute la semaine, Katerine, ne peut s’empêcher de repenser à ce petit mot qui évoquait le désir de Mimi à se revoir.
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La soirée se concrétise enfin. Comme d’habitude, Katerine préfère arriver une demi-heure après tout le monde. Elle entre dans la salle, salue des amies et se dirige à la table de copines, avec qui elle aime bavarder. Soudain, elle aperçoit Mimi qui lui fait de grands signes, pour l’inviter à sa table. Katerine sent son cœur battre comme s’il voulait sortir de sa poitrine. Mimi et Denise l'accueillent avec de larges sourires. Jules, pour sa part, est en compagnie des quelques hommes gais, présents à la soirée. Cette soirée est principalement organisée pour des femmes homosexuelles. Katerine, sent son estomac tout bouleversé, ses yeux fixent continuellement sa bouche, ses lèvres bombées recouvertes d’un rouge à lèvre rouge feu, ses belles lèvres qui cachent discrètement de magnifiques dents blanches. La musique les invitent à la danse. La soirée se déroule merveilleusement bien. Pendant leur premier ‘’SLOW’’, Katerine s‘avance près du corps de Mimi. Aussitôt, celle-ci s’empresse de rapprocher son corps et la serre, tendrement, tout contre elle. Son souffle court est comme un murmure dans l’oreille de Katerine. Les jambes molles, les filles retournent s’asseoir à leur table. Mimi invite chaleureusement Katerine, à lui téléphoner au cours de la semaine suivante. Elles se quittent en se disant : « À demain, au brunch! »…
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Le brunch du dimanche ne se déroule pas comme Katerine le pensait. Dès l’arrivée de nos trois comparses, ils se font aborder par des amis, connus à la soirée et se font inviter, avec empressement, à leur table. Katerine et Mimi se regardent, déçues. Mimi hausse les épaules et lui fait signe qu’elle va aller la voir un peu plus tard.. Katerine ne comprend pas pourquoi leurs amis se sont empressés de les inviter à leur table? Heureusement, Mimi se libère, quelques minutes, de ses invités pour se rendre auprès de Katerine. Elle lui explique le comportement de ses nouveaux amis. À la soirée, Mimi leur avait dit qu’elle sortait avec Denise pour ne pas être courtisée et avoir la paix. Quelle erreur! Maintenant, ses amis pensent que Katerine veut briser ce couple. Pendant tout le repas, ils ont essayé de détourner Mimi des avances éventuelles de Katerine.
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Le mercredi soir suivant, Katerine téléphone à Mimi. Celle-ci lui confie qu’elle aussi voulait l’appeler le même soir. La conversation tourne autour de l’imbroglio de dimanche dernier. Katerine demande, avec insistance, à Mimi de mettre les pendules à l’heure avec ses amis. Si on se fie aux regards de ses amis, envers Katerine, les bavardages ont déjà commencé. Les rumeurs circulent vite dans ce milieu… Ce sujet clos, les filles bavardent de leur vie respective, pour mieux se connaître. Mimi demande à Katerine, si c’est possible, de venir chez elle, prochainement, pour une fin de semaine? C’est avec joie, qu’elle accepte et lui propose la fin de semaine du congé de Pâques. Mimi a déjà un engagement, dans sa famille. Elles terminent ce téléphone après plus de deux heures de ravissement.
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La semaine précédant le week-end de Pâques, Mimi téléphone à son tour, pour inviter Katerine chez elle, pour la grande fin de semaine de congé. La rencontre avec ses parents est annulée pour cause de mortalité. Les jours qui séparent cette rencontre se calculent en mois pour Katerine. C’est la première fois qu’elle éprouve une telle attirance, est-ce un vrai coup de foudre? Pour Katerine, cette femme représente le genre de personne qu’elle recherche depuis longtemps. Katerine préfère les femmes rondelettes, avec des hanches fortes, comme celles de Mimi. Toutes ces rondeurs font craquer son cœur. Elle espère que la personnalité de Mimi, sera en harmonie avec ses courbes adorables. Katerine fabule, de plus en plus, à mesure que les journées passent. Elle se demande si, Mimi ressent un coup de foudre aussi fort que le sien.
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• COUP DE FOUDRE
• ( suite )
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Le soir du vendredi saint, Katerine confirme à Mimi son arrivée pour le lendemain, vers 15:00 hres. Le paysage défile tout le long du trajet. Après deux heures et demie de route, stressant, Katerine monte l’escalier de l’appartement, sonne, la porte s’ouvre, c’est avec un large sourire, qu’elle est accueillie chaleureusement. Mimi joue de la guitare et chante avant le souper. Après un copieux repas, elles attendent Denise et Jules pour sortir dans un petit bar gai, dans la ville voisine. Pendant la soirée, Katerine ne cesse de fixer sa belle bouche pulpeuse. Lorsque Mimi s’approche pour lui parler, d’un envie irrésistible, Katerine l’embrasse tendrement, et s’empresse de s’excuser en disant : « Pardonne-moi, je n’ai pas pu résister… » Mimi sourit, s’avance doucement, en la regardant avant dans les yeux, elle l’embrasse à son tour, sa langue se glisse amoureusement entre les lèvres de Katerine. Comme un éclair qui aurait traversé tout son corps, Katerine est certaine que le coup de foudre est réciproque.
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Denise et Jules sont invités par Mimi, à rester coucher. Pendant qu’ils dorment, les filles bavardent au salon. Un peu plus tard, Mimi commence à déboutonner la chemise de Katerine, qui en fait autant. Elles se caressent les seins, leur peau et s’embrassent une bonne partie de la nuit. Sans se le dire, elles n’iront pas plus loin, pour le moment. Quand elles entendent les oiseaux commencer à chanter, au petit matin, elles sourient, se r’habillent et décident de prendre le petit déjeuner. Le bruit, réveille Denise, qui se joint aux filles. Katerine demande la permission pour prendre une douche. À sa sortie, son parfum embaume toute la pièce, Mimi ne peut s’empêcher de dire : « Ton parfum me plaît beaucoup. » Après le départ des deux amis, Katerine et Mimi décident d’aller s’étendre dans la chambre. Épuisées, elles se couchent enlacées pour reprendre le sommeil perdu. Katerine s’endort en pensant qu’elle apprécie ce moment de grandes tendresses.
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En fin d’après-midi, les filles sortent des bras de Morphée et cassent la croûte. Le lunch terminé, Mimi s’asseoit, face à face sur les cuisses de Katerine, l’embrasse, lui demande: « Quand allons-nous faire l‘amour pour la première fois? » « Cela ne dépend que de toi…Je ne veux rien brusquer. » Dit Katerine. Mimi se lève et la prend par la main, l’amène jusqu’au coté du lit et tout en l’embrassant, commence à la déshabiller avec une délicatesse inouïe. Katerine en fait autant. Elles s’étendent, nues, sur le lit, leurs mains se promènent partout à la fois. Katerine, à genoux, s’appuie sur les jambes pliées de Mimi et la regarde avec tant de désir, que Mimi devine ce que ressent Katerine. Puis, Katerine écarte doucement les jambes de sa partenaire, y dépose sa bouche sur son sexe chaud et humide. Mimi, avec ses doigts, ouvre ses grandes lèvres pour dévoiler son clitoris. Pendant le va-et-vient de sa langue, Katerine introduit délicatement, deux doigts dans le vagin débordant de sa ‘‘Douce’’, à la recherche de son point G. Les murmures que poussent Mimi, ne font qu’attiser le désir éprouvé par Katerine. Le petit cri qu’émet Mimi quand elle jouit, fait couler une larme de joie sur la joue de Katerine.
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Remise de ses émotions, Mimi reprend ses caresses sur tout le corps de Katerine. Couchée sur le ventre, Katerine bouge ses hanches quand Mimi s’attarde sur le bas de son dos et ses fesses. Excitée, Mimi retourne le corps de Katerine, s’empresse, tendrement, à lui faire l‘amour à son tour. Katerine ne se souvient pas d’avoir eu une relation aussi pleine de douceur et de tendresse. C’est comme si elles avaient toujours fait l’amour ensemble. Katerine retient ses larmes de joie. Elle se sent bien, en confiance, en amour…
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Les mois passent et le rêve se poursuit. Karine doit se pincer pour réaliser à quel point, elles se complètent bien. Katerine réalise aussi, que la distance qui les sépare, est de plus en plus contraignante, surtout l’hiver et ses tempêtes. Leurs rendez-vous, s’espacent.
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Ne pouvant se voir, que les fin de semaines, la relation se dégrade peu à peu. Surtout, qu’il y a presque toujours, des amis ou de la parenté présente, chez Mimi. Quand elles se retrouvent chez Katerine, elles vont, le samedi soir, à des soirées et au brunch le dimanche, avec Jules. Celui-ci reste à coucher chez Katerine et empêche les filles de faire l’amour, quand elles ne sont pas trop fatiguées. Ne pouvant se retrouver suffisamment seules, toutes les deux et que cette absence d’intimité dérange Katerine, elle se propose d’en parler à Mimi. Elles décident donc, de se garder plus de temps pour elles. Mais, Mimi ne respecte pas cette convention et fait des invitations sans consulter Katerine. Cela exaspère Katerine. Ce contretemps revient souvent dans leurs disputes, de plus en plus fréquentes. La dernière chicane est très virulente. Mimi ne veut pas respecter l’entente convenue. Katerine, n’en peu plus d’argumenter et Mimi finit par lui dire : « Si cela ne te convient pas, vas-t-en… » Katerine saisit ses bagages, qui sont sur le bord de l’entrée, claque la porte, et saute dans sa voiture. Découragée, pendant tout le trajet, elle réalise à quel point son amour pour Mimi, est fort, à quel point elle a cette fille dans la peau. Elle comprend aussi qu’elle ne veut pas changer Mimi et ne veut pas endurer ce manque d’intimité qui lui semble légitime.
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Les neuf mois qu’a duré cette relation, ont été très passionnés, même si la fin demeure très douloureuse pour Katerine. Il reste que ce coup de foudre valait la peine d’être vécu.
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